50 ans de presse parisienne

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Pendant deux ans, j’ai aidé Hervé Mille à écrire ses mémoires. À 20 ans, il réalisa son premier « scoop » journalistique : la mort d’Isadora Duncan à Nice. C’était le début d’une carrière fulgurante qui amènera Hervé Mille à diriger les rédactions de Paris-Soir, de Paris-Match, de Marie-Claire et de Télé 7 jours. Pendant un demi-siècle, il compta parmi les personnalités du Tout-Paris. Ami intime de Kessel, de Chanel, de Colette, de Maurice Chevalier, de Paul Morand, de Jean Genet et même de Marlon Brando, il fut surtout le plus proche collaborateur de Jean Prouvost, industriel et propriétaire de journaux, qui imprima son élan et ses lettres de noblesse à la grande presse populaire. Hervé Mille m’a raconté l’épopée journalistique, en multipliant les anecdotes, les portraits de personnages hors du commun. Sa pratique de la presse, son sens de la formule lui conféraient un talent d’exceptionnel conteur. Davantage qu’un recueil de souvenirs, ce livre était une contribution de premier ordre à l’histoire immédiate. Éd. La Table ronde 1992.

L’histoire du livre

En 1990 et 1991, j’ai assisté Hervé Mille pour la rédaction de ses mémoires, 50 ans de presse parisienne, ou la nuit du Strand (1992, éd. de La Table ronde). Pendant deux ans, il m’a dicté ses souvenirs. J’avais alors 20 ans et lui près de 90. Hervé Mille avait été un ami du duc et de la duchesse de Windsor, dont j’allais écrire l’histoire presque trente ans plus tard.