Le Figaro : « Un des plus beaux livres de l’année. »
Un jour comme un autre / 3 septembre 2009

Nous venons sur terre pour aimer des femmes, ramasser des champignons, partir loin et longer des routes. On y vient aussi, parfois, pour écrire son premier roman. C’est ce qu’a fait l’ex-éditeur Bertil Scali, qui signe ici l’un des plus beaux livres de l’année. Par Yann Moix Nous venons sur terre pour aimer des femmes, ramasser des champignons, partir loin et longer des routes. On y vient aussi, parfois, pour écrire son premier roman. C’est ce qu’a fait l’ex-éditeur Bertil Scali, qui signe ici l’un des plus beaux livres de l’année. Sa maison d’édition s’écroule et le monde aussi. Sa femme le quitte et il se trouve que c’est pour toujours. Il a quarante ans et la vie qu’il a devant lui se trouve derrière. Il n’a plus au monde que des larmes, pour pleurer, et un vieux stylo qui ­traîne, pour écrire. La vérité commence dès la première page, j’entends : la vérité humaine qui se dégage, soustraite aux modes, aux contingences de la séduction, aux mensonges du maniérisme, d’un style simple et net, presque poli tant il s’excuse d’exister. « Samedi dernier, ma femme m’a annoncé qu’elle me quitterait ce soir, jeudi 16 septembre, jour de mon dépôt de bilan. » Bertil…